Je suis dans un avion. On est censé partir pour une destination qui m'échappe. Et d'ailleurs peut être que moi aussi je tente d'échapper à quelque chose en prenant cet avion. Hélas il y a un blizzard énorme qui s'abat sur l'aéroport. Un passager me dit qu'il a même entendu un crash et une hôtesse de l'air confirme via le micro qu'un appareil a glissé lors de l'atterrissage.
Je suis très contrarié par ce contretemps. En regardant par le hublot on voit bien qu'il y a un vent glacé et violent qui souffle à l'extérieur. Pourtant je sens que je dois partir au plus vite. Le temps finit éventuellement par se calmer et du coup je commence à m'impatienter, trouvant que le délais n'est plus valable.
Peu importe car la compagnie aérienne décide de nous faire débarquer.
Nous nous retrouvons sur une sorte de petite plate-forme qui est en orbite spatiale autour de la terre. Elle est comme assemblée à base de planches, un peu comme un radeau, mais qui flotterait dans l'espace.
Quelque chose me poursuit. Je ne sais pas exactement ce que c'est, mais ce n'est pas quelque chose de bon. Une sorte de truc qui a un pouvoir. Ça se manifeste sous la forme d'une petite fille je crois, puis elle se pince, ou tord ses doigts et en faisant ainsi, elle oblige les gens qui sont avec moi à se faire du mal, un peu comme une poupée vaudou vivante. J'essaie de m'enfuir, mais le radeau de l'espace est pas très grand, donc pas facile de fuir.
Je me teins les cheveux en noirs, mais en me faisant des mèches rousses. Un type me voit ainsi et me demande si je suis fou d'avoir fait ça. Il a été teint en roux aussi visiblement, et j'en suis le responsable. Et visiblement ça va attirer la colère de la "fille-vaudou". Il est du coup très en colère mais semble effrayé à la fois.
La revoici qui se pointe, je cours me réfugier quelque part, me glisse entre des cageots qui traînent, escalade des parapets, etc, mais je la sens qui me suis encore et toujours. Je finis par voir une échelle et décide de la monter. Je sens comme une voix qui me demande d'un ton narquois et cruel si je n'ai pas peur d'être aspiré par le vide spatial, car si je m'éloigne de la plate-forme, je m'éloigne de son centre de gravité aussi et du coup je risque de partir en apesanteur moi aussi et même de ne plus avoir d'air.
En ce qui me concerne, je me dit que par miracle il y aura peut être un avion et que je pourrais m'échapper. Mais alors que je regarde la lune, celle-ci se met à changer, comme si elle était faite en pâte à modeler: sa surface devient plus ou moins lisse et deux gros cratères apparaissent comme en guise d'yeux. Je sais que c'est l'oeuvre de la présence maléfique qui me poursuit. Je sais qu'elle veut me forcer à m'enfoncer les doigts dans les yeux. J'ai peur. Mais le ciel change à nouveau. La lune s'éloigne, à toute vitesse et la voilà qui brille à l'horizon, d'un vert malsain, qui recouvre petit à petit tout le ciel.
Je finis par m'échapper je ne sais plus trop comment et me retrouve chez Béatrice. Louise est là également. On discute de mes plans pour l'an prochain je crois, je dis à Louise qu'elle va pouvoir me filer un coup de main, ou un truc du genre. Me sens bien mais j'ai pas envie de gêner car j'ai l'impression d'être souvent chez elles et ne veux pas m'imposer. Soudainement, Louise pète un câble. Elle cherche ses outils et ne les trouvant pas elle a une sorte de crise de larmes. Béatrice tente de la consoler, tandis que je regarde autour de moi, en me disant que j'ai vu les outils il n'y a pas si longtemps.
Je finis par les retrouver, ils étaient rangés dans une boite en carton turquoise. Je tente un petit mot réconfortant envers Louise du style "Tu vois, pas la peine de te mettre dans tous ces états, ils n'étaient pas loin", mais pas d'un ton condescendant car me suis senti touché par sa peine et son angoisse subite.
Les parents de Béatrice et Louise arrivent. Le père de Béatrice est très amical envers moi, ce qui me fait plaisir et me perturbe un peu à la fois. Visiblement il a de la fièvre. Je dis alors en m'éloignant un peu, mais après lui avoir serré la main, que je préfère rester à distance car je suis très sensible à la fièvre, qu'elle me contamine très vite. Si vite d'ailleurs que je me sens devenir légèrement fiévreux moi aussi.
Il y a plein de canettes de coca light vides qui traînent depuis tout à l'heure dans la chambre de Béatrice. Ce sont les miennes, et je me sens un peu honteux de salir sa chambre. Mais il n'y a pas de sac poubelle pour que je les ramasse. La mère de Béatrice va faire des courses visiblement et s'apprête à sortir. Je me propose pour l'accompagner jusqu'à la porte et en profite pour lui demander où sont les sacs poubelle.
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