Je suis dans un bistrot. J'attends quelqu'un. Je suis censé faire des exos de maths. Il y a deux mecs à une table voisine. Me demande s'ils sont en couple, mais quoiqu'il en soit ça m'énerve de les voir ensemble, donc je leur tourne le dos pour ne plus les voir.
Au bout d'un moment ils s'en vont.
Et un peu plus tard, la personne que j'attendais arrive. C'est mon oncle, même s'il ne lui ressemble pas du tout, puisque c'est un mec en fin de vingtaine qui est face à moi. Il est là pour m'aider avec les maths car j'ai un peu de mal. Je le remercie etc, et lui me répond qu'il avait promis de m'aider de toute manière.
On esssaie de résoudre les premiers exercices, puis nous quittons le bistrot. Je suis dans sa voiture, il ressemble désormais à mon oncle réel. Il reçoit alors un coup de fil de ma tante, qui veut savoir quand est ce qu'il rentrera. Mon oncle lui répond de ne pas l'attendre, et de dîner sans lui. Ma tante semble irritée au téléphone et je suis désolé de causer des soucis.
On roule dans le XVIème je crois bien.
Puis nous marchons, le long d'une petite muraille. Je fais des reproches à mon oncle, lui disant qu'il avait pourtant promis de m'aider. Il traîne essouflé derrière moi, car désormais il a l'apparence d'un papy rabougri.
On arrive dans un immeuble, pour visiter un appartement. Le quartier n'est pas idéal, mais l'appartement est sublime: il s'agit sûrement d'un ancien atelier qui a été réaménagé. Il possède un plafond très haut, composé d'une grande verrière. Il y a des poutrelles en métal qui soutiennent la structure, et du lierre s'enroule autour, donnant au lieu un côté mi-industriel, mi-naturel, et vraiment charmant. C'est un deux pièces. Il est composé d'un très grand séjour, dans lequel on trouve une cuisine américaine, et d'une vaste chambre, avec une salle de bain complète dans une troisième pièce. Orienté Sud-Est.
Le seul soucis, c'est le quartier qui ne me plait pas vraiment. Et je suis visiblement très loin de la station de métro la plus proche. Je me dis que ce n'est peut être pas si grave, il me suffit d'avoir un scooter, de toute façon j'en voulais un depuis un bail.
La méthode pour obtenir l'appart est assez originale: ce n'est pas le meilleur dossier qui l'emporte, mais le premier qui signe. Comme il y avait beaucoup de monde pour le voir, je me suis précipité en avant et suis entré dedans avant tout le monde avec mon oncle lorsque les deux agents immobiliers ont ouvert ses portes.
Je pose quelques questions. Le loyer mensuel "700 et quelques"; la superficie "800" (je me dis que c'est bien trop petit pour 800m², et que la personne a dû confondre avec 80m², ce qui est déjà inespéré vu le loyer.
Je n'hésite pas trop longtemps, je signe avant tout le monde. Et hop, j'ai enfin mon appart!
...
Suis spectateur au départ. Je vois sur une sorte de vaste lac bordé de collines qui se jettent dans l'eau, deux embarcations. Un voilier élégant, et une sorte de petit rafiot plus modeste. Il y a des gens sur chacun d'eux. Deux filles sur le voilier, deux garçons et une fille sur le rafiot. Les deux groupes sont en vacances visiblement. Ils se connaissent aussi semblerait il.
Le rafiot se rapproche du voilier. La fille du rafiot, une blonde, discute avec une autre du voilier, brune. Je regarde ce qui se passe sur le voilier, quand on entend un grand bruit: quelque chose a percuté le rafiot: un météore! Le météore a percé le pont visiblement et un des mecs est tombé dans le trou. La fille et l'autre type l'aident à se relever, il n'y a rien de cassé, mais tout le monde est sous le choc. Surtout que la situation empire rapidement: le météore n'a pas que fracassé le pont, il a aussi percé la coque du bateau, qui commence à prendre l'eau...
Rewind => Je revis exactement la même scène, mais cette fois ci, dans la peau de la fille du rafiot, donc le point de vue change. Et change aussi le fait que je sais ce qu'il va se passer. Le météore tombe, l'eau monte... On commence à écoper pour essayer de gagner du temps.
La fille brune sur le voilier semble aussi ébranlée. Elle me dit que je compte trop sur les autres, ces deux types en l'occurrence, que je ne suis pas assez indépendante, et que je fais vraiment cliché de la Californienne blonde.
J'en viens à me questionner sur les probabilités qu'un météore tombe pile poil sur un bateau, quand soudain l'explication m'apparaît: c'est sûrement un moyen pour célébrer l'élection de Obama. Je regarde le ciel, et vois qu'il y a d'autres micro particules qui entrent dans l'atmosphère, on dirait une pluie de petits cailloux enflammés. Ce doit être un genre de pyrotechnie.
Suis téléporté soudain à New York, un endroit qui est censé être et qui ressemble vaguement à Time Square. Les gens sont amassés pour attendre les résultats de l'élection.
Soudain de grands feux d'artifice partent dans le ciel, et la foule se met à hurler de joie: c'est officiel, Obama est le prochain président américain! Moi aussi je crie, emporté par l'émotion de la foule.
Puis les gens retournent à leurs occupations. Il y a plein de gens travaillant dans la finance dans le coin. Ils sont tous habillés en costard. Je détonne un peu, puisque je suis vêtu de mes habits normaux. Je croise un mec de la Villette. Il a trouvé du job aux Etats-Unis. Il est également vêtu d'un costard, quoique assez moche. Il me dit que c'est la règle ici, qu'il faut venir bosser comme ça. Je me dis que j'ai en partie choisi cette branche pour ne pas avoir à subir ce genre d'obligation vestimentaire.
Tout le monde semble occupé, à faire des devoirs ou autre. Je me sens un peu à l'écart vu que je flâne, et me dis que je pourrai en profiter pour faire mon devoir de structure. Je cherche une table où bosser, puisqu'on est dans une sorte de grande bibliothèque en plein air. Les étudiants sont tous en uniforme aussi. Je me mets à la table d'une fille blonde que je connais, mais une sorte de surveillante se pointe et me dis que je ne suis pas au bon endroit, et me met à une table avec des étudiants sans uniforme. Finalement ça me soulage plus qu'autre chose, je ne suis pas le seul à avoir gardé des habits de tous les jours.
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