dimanche 31 août 2008

Rêve d'août 11

Je suis dans un centre chirurgical pour les grands blessés. Une fille a eu la tête compressée comme un citron, elle est toute plate. On la fait entrer dans une sorte de cube rempli de matière gélatineuse, et un masque commence à s'adapter à son visage en guise de reconstruction faciale. Elle ressort et les gens autour se félicitent du succès de l'opération. Moi je trouve le résultat plutôt mitigé; certes elle n'a plus la tête plate mais on dirait qu'elle porte le masque du tueur de Halloween sur la tête, sauf que la peau caoutchouteuse est rosée et qu'on voit de grands yeux bleus derrière les trous du masque.
Puis le centre change et devient une boutique de luxe. Tous les murs sont colorés en rouge sang, et il y a de petite colonnettes dorées décoratives par endroit. On accède à la boutique en descendant un grand escalier en marbre. Soudain, les vendeuses deviennent hystériques. Il semble que ce soit provoqué par l'arrivée d'une femme vêtue d'un tailleur vert et d'un grand chapeau; elle est assez élégante, un peu trop même. Les vendeuses crient de partout et s'agitent, la femme est la propriétaire du "Voga", un endroit très à la mode visiblement. Elle ne m'impressionne pourtant pas vraiment, et me semble plutôt vaine.
Je m'approche d'elle, et en profite pour lui dire que moi aussi j'ai travaillé dans la restauration, chez Mariage Frères. Cela semble la rendre enthousiaste d'apprendre ça, mais moi je me renfrogne, car je ne considère pas l'expérience comme très gratifiante.

Le magasin se vide, et la femme revient, seule. Je lui dis que je l'ai dénoncé auprès de la police, car visiblement elle sert des espèces en voie de disparition auprès de ses clients. Elle tente d'argumenter en me disant que c'est ça qui excite ses clients justement, mais je tiens bon.
Je crois que je suis entré dans la peau du personnage de Ugly Betty, en mieux fagoté quand même, d'où mon moralisme exacerbé peut être. Je dis à la femme qu'elle a trois jours pour fermer son restaurant avant que la police ne débarque. "A quoi bon?" me répond elle. Elle part et je ne sais plus quoi faire. Je bouffe une sorte de donuts, puis brise le quatrième mur, en me lançant à moi même en quelque sorte:"Et là elle ferait quoi Betty?"

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