Je suis dans une maison quelconque, avec une sorte de professeur ou de gourou de sexe féminin. Elle enseigne des techniques respiratoires de méditation, et d'autres trucs pseudo-mystiques du même acabit. C'est une femme vaine, mais j'ai de la considération pour elle. Des journalistes sont venus pour l'interviewer. Il y a des enfants qui se faufilent dans l'établissement et en profitent pour voler des cageots de tomates. Je les arrête et en coince même un. Il est bloqué dans une pièce et ne peut s'enfuir. Ses copains tentent de revenir le délivrer, mais je les en empêche. L'épicier débarque, il n'est pas très content, il croit que c'est moi qui vole les tomates. Je lui explique alors la situation, et rasséréné, il repart. Je suis un peu déçu, j'espèrais qu'il m'aiderait à garder captif le chapardeur que j'ai arrêté.
Ma mère est là. J'ai voulu lui présenter le professeur/gourou. Suis un peu angoissé car je ne sais trop comment elle va réagir. Elles se saluent en faisant une sorte de révérence orientale, puis la prof commence à donner son cours. Il s'agit d'enchaînements de pas de danse, ou de gymnastique sacrée, ça ressemble à la fois à ces danses indiennes et à ces gymnastiques chinoises. Maman confirme mes craintes: elle est pataude, gauche, elle ne suit pas le rythme et même finit par s'asseoir par terre; elle m'embarrasse terriblement et j'ai honte devant la gourou que je respecte.
Quelqu'un qui ressemble à la mère de Caroline et qui est psychologue visiblement arrive. Elle m'explique que ma mère m'aime et pas le gourou, et que c'est l'amour qui dirige le monde. J'écoute à moitié; elle me fait un peu peur, et je fuis.
Je me cache dehors. Il fait nuit, le paysage est enneigé et éclairé par la lumière de la lune. Je suis dans un cimetière. Les enfants de tout à l'heure me cherchent pour se venger. Je les vois de loin. La situation m'angoisse, mais au lieu de fuir, je reste caché derrière une tombe. Je songe un instant à récupérer un pistolet dans la tombe de quelqu'un qui serait mort en 14-18, mais j'y renonce, par respect pour les morts. Les enfants sont proches à présent, ils me voient. Je sors de ma cachette en hurlant pour les effrayer, même si c'est moi qui suis mort de peur.
Je me réveille en criant.
...
Je suis dans une sorte de banlieue américaine miteuse. Je passe devant un groupe de gens en prière que j'identifie à des musulmans car ils portent une sorte de calotte violette sur la tête. Je le signale à des habitants du coin. Ces derniers prennent peur lorsque les musulmans défilent dans la rue torse nu, et se mettent à tout saccager. Ce n'est pas du tout ce que je voulais provoquer. Une femme blonde (elle ressemble à une actrice américaine dont j'ai oublié le nom) détruit la vitre d'une voiture avec un gourdin; visiblement une de ses amies noires est à l'intérieur, et semble choquée par tant de violence et de haine. La femme elle même est embarrassée d'avoir été découverte et de s'être laissée autant aller à ses mauvais penchants.
Elle prend un bain. Son chat persan est sur le rebord de la baignoire. Elle lui parle et de temps en temps elle jette des pétales de rose à la surface de l'eau. Son chat ne miaule pas mais baragouine de temps à autre quelque chose d'inintelligible, dans lequel on sent la désapprobation. La femme semble acquiescer à ce que son chat lui "dit"; elle semble très lasse.
Je redeviens "tangible" et cesse d'être un simple spectateur, pour redescendre au rez-de-chaussée de cette maison. Je retrouve Matchek! Il ressemble un peu au chat de J. mais c'est bien mon Matchek, j'en suis sûr. Je suis très heureux, je le prends avec moi pour qu'il puisse dormir contre moi pendant que je suis allongé. Je sens sa respiration sur mon visage. Ou plutôt son expiration, car il ne fait qu'expirer, ce qui m'inquiète un peu. Puis il s'agite et ayant peur qu'il griffe mon visage, je le repose à terre. Il a l'air sale, Dieu sait où il a pu traîné pendant tout ce temps. Il a peut être des tiques ou des puces, je n'aurai peut être pas dû le mettre contre mon visage... Je me le laverai plus tard.
Il y a des chiens dans le petit jardin qui est devant la maison. Un scottish terrier et des caniches, mais les caniches sont si fins qu'ils semblent presque éthérées. Je laisse Matchek sortir pour qu'il puisse marquer son territoire, et j'en profite pour éloigner un peu les autres animaux, tout en le gardant à l'oeil. Une femme, la cinquantaine passée, arrive. Elle semble dérangée par le fait que je chasse les autres animaux du jardin. Elle m'explique qu'ils sont toujours venus ici faire leur besoin. Vu que c'est ma maison et mon jardin, je lui dis que c'est mon droit de ne pas avoir envie que des animaux ne m'appartenant pas viennent s'y soulager. Elle semble penser à voix haute en disant regretter ne pas avoir acheté la maison... Je tente de lui expliquer également que je cherche à protéger Matchek car je viens tout juste de le retrouver, mais elle s'éloigne déjà.
Ellipse. Le jardin change, on y donne une soirée, il y a des canapés et pas mal de monde. Je suis toujours aux Etats-Unis, et Béatrice est venue avec moi vivre là bas. Il y a un groupe d'autres français, dont deux filles blondes, un peu pétasses. Elles ne m'inspirent pas confiance. Je perds de vue Béatrice alors qu'elle se séchait les cheveux, du coup je tente de faire la conversation avec les deux filles. Elles n'ont pas l'air d'avoir particulièrement envie de parler avec moi. La discussion finit par m'amener à dire que "Personne n'est beau ici; vous même vous êtes mignonnes, mais vous n'êtes certainement pas belles, et moi non plus d'ailleurs". Une troisième fille qui me fait penser à une chale typique de Janson me répond que lorsqu'elle était dans un club Med situé dans le Maghreb, il y avait plein de beaux garçons à la terrasse. Je manque de rétorquer que la beauté est subjective et qu'en l'occurrence, cela ne m'étonne pas qu'une fille comme elle voit de la beauté là où il n'y a que vulgarité. Mais je me tais.
Un jeune mec arrive, c'est un américain pour le coup. Il parle bien le français mais avec un accent. Il fait un tour de table des prénoms, je réponds sans trop prêter attention à lui, mais il revient ensuite me demander spécifiquement le mien. Après que j'aie répondu pour la seconde fois, il m'entraîne dans un coin de la pièce et me montre un magazine people, genre Voici, mais américain. Il voudrait savoir si on connaît en France certaines célébrités américaines. Les premières pages ne me disent rien. Une des blondes fait un compliment sur des chaussures, que je prends pour moi, mais en fait elle s'adressait à sa copine. Celle ci réplique que le type de chaussure qu'elle porte est malheureusement devenu atrocement vulgaire depuis que les gothiques l'ont récupéré. Elles m'agacent. Je regarde encore le magazine que l'américain feuillette. Il doit être en train de me draguer.. On tombe sur une page où il est écrit "Latifah", je dis alors qu'en France on la connaît mais qu'on n'en parle pas, on s'en moque. Ma blague ne fait rire personne visiblement et l'américain ne la comprends pas. Il ne me plaît pas vraiment, il porte un appareil dentaire, et est trop mince à mon goût. J'ai une pensée pour J. . Je me dis que je n'aurai jamais dû quitter Paris et me demande s'il en aurait été de même si j'avais été en Australie au lieu des Etats-Unis...
Béatrice réapparaît. Elle s'était endormie sous la table basse du salon en fait. Cela semble faire rire tout le monde, elle y compris, sauf moi qui ne trouve pas ça drôle du tout.
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2 commentaires:
Je ne suis pas psy, ni rien, je ne PEUX tout simplement pas t'aider dans la découverte de ce que traduisent tes rêves chez toi. Ou alors seulement avec des choses trafiquées et peut-être pas vraies du tout.
Je sais qu'en général, on rêve de ce qu'on a envie. Quand on fait des cauchemars, non, mais dans les rêves, sous des apparences plus où moins compréhensibles, apparaissent des choses dont on a envie.
Je trouve ça incroyable à quel point ils sont longs et précis, je n'ai presque aucun souvenir de mes rêves, moi.
Ton premier rêve est assez farfelu :)
J'aime bien ta conversation avec les deux pétasses dans le second, fort construite et réfléchie :D
Tu devrais réfléchir d'abord un peu sur le sens de tes rêves, donner des pistes si tu veux que les lecteurs du blog puissent t'aider (aussi nombreux soient-ils :D).
Un exemple de choses que je peux comprendre aisément et expliquer: mon chat qui ne fait qu'expirer au lieu de respirer normalement => mon chat est mort dans la réalité. Jeu de mot entre expirer, au sens de recracher l'air, et expirer au sens de mourir: mon inconscient a le sens de l'humour!
Sinon il est aussi simple de voir au travers des différents rêves que je fais (enfin du moins ça me semble ressortir particulièrement) que ma relation avec ma mère est tendue...
Ya souvent des rapports à l'enfance également, au travers des lieu qui s'y rattachent (Deauville, la Suisse, des lieux de l'enfance pour moi).
Après suis pas psy non plus, donc il y a sûrement beaucoup d'autres choses que je ne vois, ni ne comprends.
J'avais songé à faire un petit post explicatif des thèmes récurrents, mais j'attends d'avoir plus de matériaux pour le faire, histoire de voir ce que ça donnera sur le plus long terme.
Sinon pour la mémoire précise des rêves, c'est un exercice comme un autre. Au début on ne se souvient de pas grand chose, puis plus on prend l'habitude de les noter, et plus on s'en souvient parfaitement au réveil.
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