Il y a un truc que je ne supporte pas quand je rêve, c'est d'une part lorsque le rêve ne m'implique pas, et que je suis cantonné à un rôle "d'observateur invisible", et d'autre part quand celui ci est trop inspiré par des fictions réelles. Qu'est ce qu'une "fiction réelle" ? Un film, une série, un jeu vidéo, des oeuvres de fiction donc, mais qui existent réellement. Et il arrive que l'inconscient s'en inspire un peu trop pour créer certains rêves. Et je peux donner un exemple parfait avec mon dernier rêve en l'occurence, très inspiré par les films Highlander (que pourtant je n'ai jamais énormément aimé, et dont j'ai peu de souvenirs).
Le rêve ici se déroule comme si je regardais un film. Il ressemble d'ailleurs d'avantage à une bande-annonce qu'à un rêve, tant il contient de procédés filmiques.
On voit pour commencer un jeune Egyptien, il est acculé à une sorte de falaise, armé d'un cimeterre ou d'un khopesh. Il est vêtu d'un pagne, porte une perruque et semble assez peu sûr de lui. Quelqu'un qui est "derrière" le champs de vision de la "caméra" lui parle. Il lui dit qu'il n'est pas préparé, qu'il n'est que scribe, qu'il ne saura pas se défendre. Le garçon, dans un mouvement de colère ou de peur, se sert de son arme pour balayer vivement le sol et projeter un nuage de sable vers son agresseur, tout en lui criant que sa connaissance lui fait office d'arme.
Il y a ensuite une sorte de "travelling" (suis pas sûr du terme), et la caméra se met à tourner lentement vers la gauche autour du garçon; ce dernier change, le décors change aussi, on voit alors un homme qui porte le casque emblématique des gladiateurs romains, dans ce qui semble être un ports, puis ça change à nouveau, et on voit au moins deux autres personnes dont les détails m'échappent, jusqu'à ce que la caméra ne s'arrête après avoir effectué un quart de tour.
Nous voyons donc la scène de profil par rapport à tout à l'heure, et on peut voir un deux dommes discuter. Ils portent des vêtements qui rappellent ceux des conquistadors du XVème siècle. Ils sont à nouveau au pied d'une falaise, mais nous ne sommes clairement plus en Egypte dans un désert. Ils semblent converser de leur condition d'immortels. L'homme en arrière-plan porte une barbe à moitié blanche et rousse, on comprend qu'il s'agit de celui qui a vaincu tous les précédents. Celui qui est plus en avant semble être un ami, ou du moins un compagnon fidèle.
Leur discussion se termine sur "Si ce n'est Dieu, qui alors?" Et à peine ces mots prononcés, l'homme à la barbe se jette sur le second et le poignarde au cou.
Il y a ensuite un gros plan sur son visage et une sorte de "morphing". D'un seul coup, on a avancé dans le temps, c'est toujours le même homme, mais il est plus vieux, et nous sommes dans le temps actuel. Il ressemble désormais à un de ces gentils papis provenciaux, le visage buriné par le soleil, et avec une fine moustache blanche au dessus de la bouche. On est dans une station balnéaire huppée de la Côte d'Azur, du style St-Tropez. L'homme semble être le parrain aux allures tranquilles d'un réseau mafieux, car il y a des tas de gardes du corps autour de lui.
Il déclare que "... est la plus suisse des villes de France!", avant de rencontrer un visage connu dans la foule. Il s'agit d'une femme de sa tranche d'âge, qui est avec des amies à une terrasse de café. Il l'interpelle "Minetta!" Celle ci semble sincèrement ravie de le voir et s'en va à sa rencontre. On comprend qu'il s'agit d'une "simple" humaine, et qu'il y a de l'affection entre eux.
L'homme désire discuter avec elle en tête à tête, tranquillement sur un banc.
Le plan change et on voit plein de gens qui déambulent, tournent en rond, l'air furieux, comme s'ils avaient été dérangés. Ils marchent dans les allées d'un parc visiblement. Une femme semble marmonner que "Jamais son mari ne ferait ça pour elle", avec un relent d'envie et d'amertume dans la voix. La caméra glisse et on comprend vite que l'homme a en fait fait évacuer la plupart des bancs occupés du parc par ses hommes, qui restent autour à surveiller, afin d'avoir un espace d'intimité avec son amie.
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